---



ofdt.fr, 28 mai 2013

58 % des Français favorables à l'ouverture de salles de consommation à moindre risque

L'OFDT vient de rendre sont rapport annuel « Drogues et addictions, données essentielles 2013 », dans lequel se trouvent les résultats de l'enquête d'opinion EROPP 2013 (Enquête sur les représentations, opinions, perceptions sur les produits psychotropes). On découvre que 58 % des personnes interrogées ont répondu positivement à la question: « Certains proposent de mettre des locaux et du matériel propre à disposition des consommateurs d'héroïne pour qu'ils puissent s'injecter hors de l'espace public, pour prévenir les risques d'overdose et limiter la propagation du sida. Êtes-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout d'accord avec cette proposition ?

OFDT, Drogues et addictions données essentielles (2013), p.51 :

"Dans le même temps, une majorité de Français se montre favorable à l'idée de l'ouverture de salles de consommation à moindre risque en France. En effet, ils ont été 58% à répondre positivement à la question : « Certains proposent de mettre des locaux et du matériel propre à disposition des consommateurs d'héroïne pour qu'ils puissent s'injecter hors de l'espace public, pour prévenir les risques d'overdose et limiter la propagation du sida. Êtes-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout d'accord avec cette proposition ? » Cette interrogation était antérieure à l'annonce par le gouvernement au début du mois de février 2013 de l'accord pour l'expérimentation d'une salle de consommation à moindre risque à Paris.

En 2008, une version moins précise sur l'urgence en termes de santé publique avait, à l'inverse, suscité une faible adhésion à la mise en place des salles de consommation à moindre risque [67, 68]. La question était alors formulée de la façon suivante : « Pour prévenir les risques pour la santé, certains pensent qu'il faudrait mettre à disposition des consommateurs d'héroïne des locaux et du matériel spécial pour qu'ils puissent s'injecter leur propre drogue.» Un peu plus d'un quart (27%) des personnes interrogées avait alors répondu favorablement. Compte tenu du changement de formulation, le résultat de 2013 n'est pas directement comparable à celui de 2008."


Direct link to this page