Belgian literature

Salles de consommation à moindre risque (SCMR) in Mira Goldwicht, Carnet du risque n°48. 20 ans d'échange de seringues en Belgique francophone. Quel dispositif d'accès au matériel stérile d'injection à Bruxelles et en Wallonie ? Modus Vivendi, Novembre 2016, p.45-48.

Salles de consommation à moindres risques. Note de synthèse, Cellule Générale de Politique en matière de Drogues, Octobre 2016.

Salles de consommation à moindre risque : actes du colloque du 28 avril 2015.

La 3ème rencontre sur les salles de consommation à moindre risque s’est tenue à Bruxelles le 28 avril 2015. Cette journée d’étude a été l’occasion de mettre en perspective différents regards sur la réalité de la consommation de drogues et sur les réponses que la société peut apporter. Des questions autour de la santé publique, de la prévention, de la réduction des risques, de la gestion de l’espace public, mais également du cadre légal et du rôle des différents acteurs concernés : secteur associatif social-santé, Police, Ville, Région,…

Peter Aertsen, Piet Dheedene, Tino Ruyters, Geert Verstuyf en Tessa Windelinckx, Gebruiksruimtes: Visie vanuit het gezondheidsperspectief. Definitie, Doelstellingen, Modaliteiten, VAD, 2014.

Tessa Windelinckx, Rapport Evaluatie Onderzoek, Spuitenruil Vlaanderen 2012, Vlaamse spuitenruil, Free Clinic vzw, Maart 2013.

Dossier : Les salles d'injection supervisées, tiré à part de : Miguel Rwubu et Michaël Hogge, L'usage de drogues en Fédération Wallonie-Bruxelles. Rapport 2011-2012, Eurotox ASBL, Mars 2013, p.101-124.

Point sur ces dispositifs qui permettent à des usagers précarisés, essentiellement injecteurs, de consommer leurs produits dans un cadre sécurisé et même médicalisé. Les objectifs centraux de ces salles existant dans de nombreux pays, et dont le nombre actuel dépasse les 90 unités, sont essentiellement de faire baisser les coûts médicaux et sociétaux des consommations non-gérées ; de rétablir le contact avec des usagers peu ou pas joignables par les dispositifs plus traditionnels, afin de les aider à reprendre le contrôle de leur santé ; et de contrôler et réduire les nuisances sociales et le sentiment d'insécurité qu'éprouve la population devant ces consommations qui, sans les CIS, ont souvent lieu dans l'espace public. On verra à la lumière d'un certain nombre d'évaluations (Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies ; Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale – France ; Institut National de Santé du Québec, etc.), notamment evidence-based, que ces objectifs sont assez largement atteints et que les CIS se présentent comme des outils très complémentaires aux dispositifs de prévention et de réduction des risques existant par ailleurs.

Marinette Mormont in Alter Echo (Focus) n°355, Un tour du monde des salles de consommation, Mars 2013.

Dans huit pays dans le monde, des salles de consommation permettent aux usagers de consommer leurs propres produits dans de bonnes conditions d'hygiène, sous la surveillance d'un personnel qualifié et sans crainte de se faire épingler par la police. Evaluées positivement, ces expérimentations demeurent controversées par leur poids idéologique.

Eberhard Schatz (De Regenboog Groep), Gebruikersruimtes wereldwijd. Van evidence tot praktijk? in 1er Forum Science et Société dans le domaine des drogues : Réduction des risques et inclusions sociale, 04 décembre 2012.

François Baufay, Salles de consommation à moindre risque (SCMR) : Une tentative de réponse pragmatique à un phénomène multi-factoriel, Fedito Bxl asbl, Déc. 2012.

La question des salles de consommation à moindre risques (SCMR) alimente actuellement les débats publics et médiatiques dans divers pays. Ceux-ci sont interpellés par certaines impasses en ce qui concerne la prise en charge de nombreux consommateurs de produits illicites dans l'espace public. En effet, dans de nombreuses grandes villes, les autorités et les professionnels de la santé sont confrontés à des situations de « scènes ouvertes », des lieux où en permanence, des usagers de drogue, souvent très précarisés, achètent et consomment leurs produits dans l'espace public. Ces consommations en rue, dans les lieux publics, tels les cages d'escaliers, parkings, toilettes publiques, gares, rues étroites, bâtiments abandonnés exposent les usagers à des risques accrus pour leur santé. La saleté des lieux, le manque d'eau, la promiscuité entre usagers, le partage de matériel d'injection, la consommation à la "va-vite" », ne permettent généralement pas de requérir au minimum d'hygiène nécessaire à la réalisation de consommation sans risque. Ces consommations dans l'espace public posent également des problèmes de sécurité et de convivialité évidents (abandon de seringues usagées, deal, sentiment d'insécurité,…). Les personnes qui arpentent ces « scènes » sont souvent en situation de grande précarité et échappent souvent, pour plusieurs raisons, aux dispositifs de soins et d'assistance habituellement proposés (basés sur l'abstinence, ou sur les traitements de substitution). Ils interpellent les autorités et les professionnels du secteur tant sur des questions de tranquillité publique que de santé publique. Et fait surgir dans le débat politique la mise en place de SCMR."

Carol Sacré, Coralie Daumas, Michaël Hogge, Recherche-action sur les besoins et l'offre de services à destination des usagers de drogues par injection en Région wallonne, Eurotox, Novembre 2010.

La recherche-action réalisée par Eurotox et Modus-Vivendi, s'inscrit dans le cadre du Plan stratégique n°3 (PST3) de 2009, financé par le gouvernement de la Région wallonne. Une première partie qui explore les besoins du dispositif actuellement mis à disposition des usagers de drogues par injection et une deuxième partie qui cible les besoins des usagers en Région wallonne. Un croisement de l'analyse du dispositif selon les besoins des usagers est également abordé dans l'étude. Une des recommandation : "Envisager l'ouverture de salles de consommation supervisées dans les zones urbaines très fréquentées par les UDI, afin de réduire les nuisances publiques et les risques (overdose, contamination, etc.) chez les usagers les plus à risques qui consomment en rue et dans des conditions sanitaires très précaires."

Jérôme Boonen, Rapport de l'étude de faisabilité pour un « Local de consommation supervisé » à Charleroi, Prévention Drogues Charleroi, Mars 2010.

L'idée de conduire une réflexion sur l'implantation d'un local de Consommation « supervisé » à Charleroi émane principalement des services actifs au sein du dispositif. d'échange de seringues (le Carolo Rue et l'ASBL Le Comptoir) ainsi que la Coordination Drogues sensible au projet depuis de nombreuses années. Plusieurs constats réalisés sur le terrain conduisent à considérer ce projet comme directement complémentaire (voire indispensable) à la logique qui justifie l'échange de seringues. En effet, la distribution de matériel stérile aux consommateurs, bien qu'elle demeure un formidable outil de réduction de risques, n'offre aucune garantie quant à la manière dont ce matériel est utilisé.