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cyberpresse.ca, 15 mai 2011

Centres d'injection supervisés: Point de Repères confiant d'arriver à un consensus

(Québec) Malgré l'opposition de la Société de développement commercial du centre-ville, le directeur de l'organisme d'aide aux toxicomanes Point de Repères, Mario Gagnon, s'est dit confiant samedi de pouvoir convaincre les commerçants de donner leur bénédiction à son projet de centre d'injection supervisé.


«Je ne suis pas surpris du tout de voir que quelques commerçants nous appuient, car, sur le terrain, je ne vois ni problème ni mouvement d'opposition», a déclaré un Mario Gagnon optimiste au terme de la consultation publique menée par le conseil de quartier Saint-Roch, qui prendra position le 16 juin sur ce dossier.

«Je comprends les enjeux des gens d'affaires, mais je trouve ça plate un peu que ça influence le ministre de la Santé. J'aimerais pouvoir m'asseoir avec les commerçants et leur expliquer mon point de vue. Je suis convaincu d'être capable de les convaincre s'il n'y a pas d'autre enjeu là-dessous et si tout le monde est de bonne foi», poursuit-il.

Le directeur de Point de Repères a aussi l'intention de se rendre sur les places publiques pour expliquer le projet aux citoyens, qui étaient peu nombreux à la consultation publique de samedi comparativement aux commerçants et aux militants pour les droits des utilisateurs de drogues.

Sécurisant

«Nous croyons sincèrement qu'il faut un zonage commercial pour établir un centre d'injection, mais nous sommes aussi conscients qu'il ne faut pas que ce soit proche des écoles et le moins possible proche des résidences. Pour les commerces, ils ont tous une heure de fermeture, alors nous croyons que l'impact est moindre», poursuit-il.

Contrairement aux prétentions de certains commerçants et citoyens, M. Gagnon estime que l'implantation d'un centre serait un facteur sécurisant pour les familles des quartiers centraux.

«Nous pensons à la qualité de vie de tous. On n'est pas insensibles à la sécurité des enfants, mais le fait est qu'avec un site d'injection supervisé, ils risquent moins de tomber sur des seringues usagées. C'est la même chose pour les commerçants qui verront moins d'utilisateurs de drogues s'injecter devant leurs établissements ou dans leurs salles de bain», conclut-il.

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