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03 novembre 2015

Marseille : Le maire ne voit pas d'inconvénient à l'ouverture de SCMR à l'hôpital


Pour, contre, et finalement pour. Mais à l’hôpital. Le sénateur maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (Les Républicains), a expliqué mardi 3 novembre sur France Inter ne pas voir « d’inconvénient » à l’ouverture de salles de shoot « si elles sont organisées à l’APHM » (assistance publique des hôpitaux de Marseille).

Questionné mardi par un auditeur, le maire a expliqué ne pas vouloir de salles « dans les locaux de la ville ». « Ce n’est pas possible que nous supportions cela sans aide de l’État », a-t-il précisé.

Il y a cinq ans, le maire s’était d’abord dit favorable à l’ouverture de salles de consommation de drogue à Marseille. Ces salles sont destinées aux personnes toxicomanes précarisées se droguant dans de faibles conditions d’hygiène, notamment dans la rue. Elles peuvent ainsi participer à la réduction des risques, notamment de l’hépatite C et réduire les nuisances occasionnées dans l’espace public.

Un comité d’experts marseillais, composés de médecins, de chercheurs et des représentants d’associations, avait même préconisé l’ouverture de salles expérimentales, notamment à la gare Saint-Charles, à Sainte-Marguerite et dans les quartiers Nord.

Mais finalement, le maire a changé d’avis. En juillet 2010, Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, avait annoncé son intention d’ouvrir une « concertation » sur le sujet. Ces « salles de shoot » ne sont « ni utiles, ni souhaitables », avait déclaré un mois après, François Fillon, le Premier ministre.

« À l’époque, madame Bachelot était ministre de la santé et faisait beaucoup pression pour que nous fassions l’expérience. Puis le premier ministre François Fillon s’y est opposé, et nous n’avons pas voulu d’un bras de fer », a expliqué Jean-Claude Gaudin, questionné mardi sur son « revirement » par un auditeur.


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