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tvanouvelles.ca, 15 février 2012

Montréal : Des centres d’injection dans 3 mois ?

D'ici trois mois, Montréal pourrait imiter Vancouver en ce qui concerne les centres d'injections supervisés pour les toxicomanes.
 
En septembre dernier, la Cour suprême du Canada a jugé que ce centre d'injection de drogue supervisé de Vancouver, financé par les deniers publics, pouvait poursuivre ses activités.
 
Voilà maintenant qu'à l'autre bout du pays, l'Agence de la santé de Montréal démontre sa volonté d'implanter trois centres semblables sur son territoire, dont l'un pourrait être situé au centre-ville chez Cactus, qui distribue déjà des seringues aux utilisateurs.
 
«On a identifié les quartiers, donc, Hochelaga-Maisonneuve, évidemment le centre-ville et plus la partie sud-ouest de l'île», a dit la Dre Carole Morissette, de la Direction de santé publique de Montréal.
 
Selon celle-ci, cette initiative se veut également une mesure pour combattre le VIH, l'hépatite C et les surdoses. Depuis 2005, 20 décès ont été listés par année, pour un total de 70.
 
Pas que des heureux
 
Il y a déjà 90 centres dans le monde, dont la majorité est en Europe. Mais dans le secteur Ville-Marie de Montréal, ou pourrait être installé le premier centre d'injections supervisés, certains citoyens sont inquiets.
 
«Ca risque de banaliser la drogue, prévient Gaétan Paquet, président de l'Association des résidants et résidantes des Faubourgs. Oui, il faut aider les gens, sauf que pas n’importe où, pas n'importe comment et pas à n'importe quel prix.»
 
«On a la preuve que ce type de service augmente jusqu'à 30 pourcent le recours au service de désintoxication. Ce que les gens déplorent, c'est de voir les gens s'intoxiquer dans la rue ou s'injecter dans des ruelles. Ca va avoir un impact sur cet aspect-là.»
 
La direction de la santé publique va déterminer des budgets d'opération et pourrait recevoir l'acceptation finale du ministère de la Santé au cours des prochains mois.
 
Pendant ce temps, neuf organismes et une dizaine de CLSC distribuent chaque année un million de seringues à environ 10 000 toxicomanes dans la métropole.

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