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France soir, 3 novembre 2005

Non à la « salle de shoot »

« Non à la « salle de shoot » » une tribune libre du « collectif Stalingrad contre les salles de shoot » publiée dans FRANCE - SOIR. Les auteurs qui affirment qu'un « plan de longue haleine, orchestré par la Mairie de Paris, vise à créer prochainement la première salle de shoot en France » disent s'opposer à ce « drogatorium » et appellent tous ceux qui les soutiennent à les rejoindre lors d'une réunion publique le 15 novembre. Considérant que la création d'une telle salle « est un développement prévisible de la désastreuse politique suivie en matière de drogues par les différents gouvernements depuis 1995 », le collectif revient sur les étapes de ce « sinistre projet », campagne d'opinion de la Mairie de Paris en 2004, avec parallèlement principe de financement pour des expérimentations innovantes en matière de crack dans le plan quinquennal de la MILDT puis acquisition par l'association EGO d'un local pour y installer une « salle de relaxation ! » pour toxicomanes et enfin émission sur France Culture « orchestrant (...) la nécessité de créer à Paris des « salles de consommation » nom pudique pour des salles de shoot ». Les membres du collectif qui considèrent que cette nouvelle étape « n'a rien à voir avec la politique de soin » et va « aggraver la situation des toxicomanes en les enfermant dans leur dépendance, en offrant aux dealers des conditions idéales », estime qu'un nouveau pas est franchi « dans l'organisation publique d'une intoxication des plus démunis au nom des nécessités néo libérales ». Affirmant qu'ils ne sauraient « laisser faire une telle ignominie », ils jugent « infâme d'organiser l'autoempoisonnement des toxicomanes dans le seul but de s'assurer qu'ils n'attraperont pas le sida et que ainsi ils ne coûteront guère à la sécurité sociale ». Et de conclure « nous appelons chacun à résister avec nous ».
 
(signataires : François Nicolas, Lionel Bonhouvrier, Guy Chevalier, Daniel Dalbéra, Christian Poitou)

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