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metronews.ca, May 01, 2013

Safe injection site lobby group claims 78% support in Lowertown

A group that advocates the establishment of a supervised injection site for IV drug users in Ottawa says a door-to-door straw pole of 100 homeowners in Lowertown found an “overwhelming majority,” support the plan.

The Campaign for Safer Consumption Sites in Ottawa (CSCS) writes in a news release, “In their first weekend of canvassing in an ongoing campaign, CSCS volunteers consulted with over 100 households. At each home, residents were asked whether they would support the creation of a public health facility where people could use their own drugs under medical supervision. An overwhelming 78% of those responding said they supported the implementation of a supervised drug consumption site in Ottawa, and 65% said they would welcome such a site in their own neighbourhood."

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Radio Canada, 28 avril 2013

Un groupe demande à nouveau la création d'un centre d'injection supervisé à Ottawa

Le débat au sujet d'un centre d'injection supervisée au centre-ville d'Ottawa refait surface. Un groupe de personnes a fait du porte-à-porte, samedi, pour sensibiliser la population du marché By à la nécessité d'un tel centre.

Le groupe, qui compte une douzaine de bénévoles, sollicite des appuis. Déjà, ils ont amassé près de 2000 signatures sur une pétition pour la création d'un endroit où les toxicomanes pourraient s'injecter de la drogue sous la supervision d'un employé. Ces bénévoles proviennent de différents milieux, dont le système de santé et les services sociaux. Le groupe compte également d'anciens toxicomanes.

L'infirmière auxiliaire Emma Ferguson fait partie du groupe. Selon elle, un centre d'injection pourrait améliorer la santé de la population.

Pour sa part, le coordonnateur de la campagne, Chris Dalton, indique que le marché By compte trois des plus importants refuges d'Ottawa. « Nous voulons aider les sans-abris qui consomment de la drogue, car en ce moment, ils le font dans des lieux publics, comme des toilettes », explique-t-il.

Le groupe parle d'une véritable crise dans la capitale fédérale. Ils citent plusieurs surdoses, des infections, mais surtout l'augmentation des cas d'hépatite C et de VIH. Ils s'appuient sur une étude signée par deux chercheurs ontariens l'an dernier. Ceux-ci recommandaient la création de deux centres d'injection à Ottawa.

Ces arguments sont loin de convaincre le voisinage. Le courtier immobilier John O'Sullivan soutient que « donner des aiguilles, c'est comme donner de la drogue ». Il dit avoir peur que la création d'un tel centre encourage les activités illégales.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, et le chef de police, Charles Bordeleau, croient eux aussi qu'un centre d'injection n'est pas la solution à la toxicomanie. M. Watson souhaite plutôt la création de centres de traitement pour les jeunes toxicomanes.

Le groupe de bénévoles va poursuivre le porte-à-porte au cours des prochaines semaines. Les membres veulent cibler d'autres quartiers afin d'obtenir un maximum de soutien au sein de la population pour faire plier les élus.

La Cour suprême du Canada a ouvert la voie aux centres d'injections supervisés en 2011 en maintenant ouvert un centre de Vancouver.

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