Que signifient les pertes de sang pendant la grossesse ?

Que signifient les pertes de sang pendant la grossesse ?

La grossesse est une période émaillée d’inquiétude et d’angoisse. Les grossesses ont beau être différentes les unes des autres, toutes les mères craignent la perte de sang. Elle est souvent associée à de mauvaises raisons, mais pas toujours. La perte de sang pendant la grossesse a plusieurs significations selon l’âge de la grossesse.

Les règles anniversaires

Le début de grossesse, plus précisément les deux premiers mois, est le moment qui est le plus sujet à des saignements. La plupart du temps, il s’agit de ce que l’on appelle « les règles anniversaires ». Si ce type de saignement est nommé ainsi, c’est parce qu’il apparaît à la date présumée des règles alors même que vous êtes déjà enceinte.

Bien que de nombreuses femmes disent avoir connu ce type de saignement, il est plutôt rare. Pour beaucoup, il s’agit de petites saignées, plus proches d’une tache de sang que de pertes abondantes. Les règles anniversaires sont généralement de couleur rose claire et parfois marron comme les pertes de sang en fin de règle. Dans certains cas rares, elles sont abondantes. Elles durent souvent le même nombre de jours que les vraies règles.

La cause la plus couramment évoquée est la fixation de l’œuf sur la paroi utérine. Cependant, ce n’est pas la seule cause. Ces saignements peuvent aussi survenir après un rapport sexuel, après un toucher vaginal qui fragilise le col de l’utérus ou à cause d’un hématome qui se résorbe.

Quelle qu’en soit la cause, les règles anniversaires ne sont pas du tout dangereuses ni pour vous ni pour votre bébé.

La grossesse extra-utérine

La GEU est une anomalie de la grossesse. Comme l’indique son nom, il s’agit d’une grossesse qui se développe hors de la cavité utérine. En l’espèce, l’œuf n’est pas arrivé à quitter les trompes et nidifie.

Parmi les causes courantes, il faut noter l’anomalie de la trompe qui, en cas d’atrophie, ne laisse pas passer l’œuf. Il se peut aussi que ça soit l’œuf qui soit trop gros pour passer dans la trompe et aller vers l’utérus et y reste donc coincé. Dans d’autres cas encore, la fécondation a lieu alors que l’ovule n’a pas encore réussi à remonter jusqu’à la trompe.

Vu que la trompe n’est pas apte à accueillir l’œuf, celui-ci tombe au bout de quelques jours et cela provoque des douleurs atroces dans l’aine gauche ou droite selon la trompe concernée et des saignements très abondants. Seules l’échographie ou la coelioscopie permettent de confirmer le diagnostic.

La grossesse molaire

La grossesse molaire est une cause très rare de la perte de sang sur la grossesse. C’est une grossesse au cours de laquelle le placenta se développe comme une tumeur et sécrète une quantité importante d’hormones BHCG. On distingue deux types de grossesses molaires : la grossesse molaire complète ou môle hydatiforme complète et la grossesse molaire partielle. La 1re forme est issue d’un manque de chromosomes de la mère pour créer un embryon. Dans ce cas, seul le placenta se développe en une masse de kystes qui est visible à l’échographie. La grossesse molaire partielle, quant à elle, est issue d’une fusion entre les 23 chromosomes de la mère et le double des chromosomes du père. L’embryon n’est donc pas normal et la taille de l’utérus n’est pas adéquate pour un développement normal.

La grossesse molaire se manifeste par une amplification des symptômes normaux d’une grossesse entre la 6e et la 16e semaine de grossesse. En plus des saignements, on peut noter des gonflements abdominaux, des nausées, des vomissements en grande quantité, etc. Vous pouvez en apprendre davantage en visitant www.monblogdebebe.fr.

Quelle que soit la forme de la grossesse molaire, une interruption s’impose. Elle peut être faite par curetage ou par voie médicamenteuse. Si vous avez des soupçons, consultez votre gynécologue le plus tôt possible.

La fausse couche

Aussi effroyable que cela puisse paraître, la fausse couche est très courante. Cette interruption involontaire ou spontanée de la grossesse touche une femme enceinte sur trois et intervient pendant les 5 premiers mois de la grossesse. Lorsqu’elle survient avant les 14 semaines de grossesse, on parle de fausse couche précoce et lorsqu’elle a lieu entre 14 et 22 semaines, c’est une fausse couche tardive.

Quel que soit le cas de figure, une fausse couche se manifeste dans la plupart du temps par des saignements très abondants réguliers ou discontinus. Ils s’accompagnent de la perte de caillots de sang ou de tissus ainsi que de douleurs permanentes ou intermittentes au bas ventre et dans le bas du dos.

Il convient de rappeler que les saignements ne sont pas systématiques en cas de fausse couche.